VOYANCE - SPIRITISME - MEDIUMNITE
VOYANCE - SPIRITISME - MEDIUMNITE
L'ABEILLE O.S.U.
 L'ABEILLE O.S.U.

Croire

L'ère de la technologie nous fait croire que la raison est aux commandes de notre psychisme et que l'intuition et l'imagination, y ont un rôle très secondaire, voire fantaisiste. Les philosophes grecs ne qualifiaient-ils pas déjà l'imagination de "folle du logis"?

 

Ainsi a-t-on pris l'habitude de juger notre société des hommes, en termes d'actes rationnels et irrationnels. On entend par irrationnel - avec un brin de moquerie - non seulement ce qui n'est pas explicable par la raison, mais ce qui est faux, trompeur, illusoire, farfelu, "tordu". Cette attitude fait de la sorte bon marché de l'une des fonctions principales de notre psychisme : l'imaginaire.

Au vrai, par le truchement de l'imaginaire, nous exprimons toute cette part "irrationnelle", incontrôlée de nous-même, sans laquelle nous ne pourrions pas vivre, de nos émotions de base à nos doutes quotidiens, de nos impressions premières à nos élans poétiques, de nos angoisses les plus fortes à nos espoirs les plus enthousiastes, de nos pensées les plus sophistiquées à notre créativité la plus débridée.

 

L'homme ne s'est pas contenté d'inventer Dieu. Si, pêle-mêle, depuis des millénaires, la pensée magique, les religions, les mythes, les légendes, le diable, les fées, les anges, les fantômes, les esprits, les extraterrestres, les voyants, les guérisseurs et les sorciers "existent" - s'enrichissent même pour les derniers nommés - c'est qu'ils ont une fonction vitale, un rôle social à jouer. Le merveilleux et l'épouvante, le surnaturel et le paranormal ont leur place parmi nous, précisément pour nourrir notre imaginaire, cet enfant blotti en nous, qui demande constamment a être choyé, cajolé et étonné. L’important est d’en avoir conscience, c’est à dire de garder un regard lucide et indulgent sur nous-même. Davantage que le besoin de croire, nous avons le désir de croire. Nuance ! Et puisque, par définition, le désir  c’est le manque, nous sommes en perpétuelle demande de croyance depuis le temps du Père Noël…

 

Nous jouons les rationnels purs et durs et, dans le même temps, nous succombons effectivement à nos désirs, amours, pulsions et croyances, toujours recommencées, à travers nos contemplations, nos coups de foudre, nos achats même, dits impulsifs donc irrationnels. Une musique de notre cher Mozart, un coucher de soleil ou une voiture de sport, peuvent littéralement nous emporter! Précisément parce que nous sommes, dans le même temps, rationnels et irrationnels!

 

Nous sommes rationnels mais nous sommes fascinés par l'irrationalité des récits bibliques, templiers, alchimiques, des contes égyptiens, des légendes compagnonniques et maçonniques, véritables bains de jouvence de notre esprit assoiffé. C'est ainsi, acceptons-nous, comme nous sommes, des êtres contradictoires. Parce que vivre, c'est croire même à l'incroyable. Et croire, c'est vivre même ce qui est mort, et même ce qui n'existe pas encore!

 

Comment pourrions-nous vivre précisément, si nous ne croyons pas que nous serons vivants demain, la semaine prochaine, si nous ne croyons pas à nos rendez-vous à venir, à nos projets de travaux et de vacances? Comment pourrions-nous échanger, en tant qu’« animaux sociaux, si nous ne croyons pas nos semblables, au fil de nos dialogues ? Nous tenons les uns aux autres par le langage : sans élan positif, nos mots rituels de liaison,   si riches et précieux dans leur apparente simplicité,   tels que « bonjour », « pardon », « merci », « au revoir », perdraient alors tout leur sens ! 

 

Puisque la science ne nous répond pas à la trilogie questionnante : "qui suis-je?, d'où viens-je? "Où vais-je?", il faut bien que notre imaginaire nous fabrique un passé et un futur,  et qu’il compense, joue, bref, prévoit et voit des arcs en ciel et enchante notre monde!

 

N'est-ce pas pour cette raison que nous sommes réunis pour trouver dans sa mythologie irrationnelle par excellence mais acceptée comme telle, cette énergie psychique qui nous fait partager nos rêves, qui nous fait voir l'autre "en couleurs", au total qui nous aide à mieux vivre en société au quotidien... Parce que croire, c’est faire confiance. C'est aimer, tout simplement.

 

"Si c'est la raison qui fait l'homme, c'est le sentiment qui le conduit" (Jean-Jacques Rousseau)

 

                                                                     G.

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